Amitié 2

Publié le 31 Mars 2014

J'ai déjà parlé d'amitié, de celle de Christiane et Alain, de celle de ma voisine Martine. Maintenant, je parle d'un frère de coeur, qui souffre de la même maladie.

Merci à lui d'être toujours là...

 

Des mots d’amitié

 

Mots à maux

 

Jac a dit :

Cette maladie a contribué à nous déposséder de tout bonheur et des joies simples de la vie.

Le calvaire que nous vivons est inhumain et je pense fort à toi dans ces épreuves qui nous mettent en loques.

Toi qui as déjà subi ces épreuves, sais quels espoirs nous donne l’inconscience ou le courage de supporter ces tourments.

 

Mô dit :

Essayons de trouver des petits bonheurs à travers nos épreuves : te lire en fait partie…

Essayons d’oublier nos tourments entre deux épreuves : c’est là notre vie…

Essayons de sublimer nos qualités personnelles pour surmonter les épreuves : jusqu’à la sortie…

 

Mots d'encouragement

 

Jac a dit :

Seuls, toujours et jusqu’à la fin de notre tourment.

Toi, avec la brillance, qui quelquefois t’égare,

Moi, avec véhémence qui souvent effare,

Nous sommes tous des enfants.

Espère en luttant !

Mô dit :

Seuls : on l’est toujours face à la maladie.

Enfants : on le redevient avec la maladie.

Lutter : y a que cela à faire contre la maladie.

Espérer : pour éloigner la maladie.

 

Mots compliments

 

Jac a dit :

Même si la maladie t’a usée, tes analyses sont lucides et pertinentes et ton cœur est bon et généreux.

Tes poèmes sont éblouissants et témoignent de ta sensibilité et de ta lucidité.

Pour toi et le plaisir égoïste que j’ai à te lire.

 

Mô dit :

J’écris pour être lu égoïstement. J’ai besoin de reconnaissance. J’aime les compliments.

 

Mots lumière

 

Jac a dit :

Tu as le droit de craquer, mais gardes ton étincelle qui te sert à allumer la lampe de génie des mots.

 

Mô dit :

Mon étincelle allume la petite veilleuse qui brûle à tes côtés, sans arrêt. Vers elle je me tourne quand je vais mal.

 

Mots imagés

 

Jac a dit :

Je suis comme une pendule immobile mais avec mes bras et mes jambes qui égrènent les secondes, tristes aiguilles tremblotantes.

J’évite de penser.

 

Mô dit :

Je suis comme un robot aux piles usées, avec plus assez d’énergie pour marcher, manger, parler, et même penser.

Je survis.

 

Mots de désespérance

 

Jac a dit :

Je ne t’oublie pas : je fais silence au fond de mon trou comme une bête blessée, vidée, qui se met en sécurité.

J’attends des jours meilleurs qui viendront, je l’espère, rapidement.

 

Mô dit :

Je ne t’oublie pas : je ne parle plus, je m’enferme dans le silence comme un oiseau blessé, qui se blottit dans son nid.

Je n’espère plus grand-chose, mais je veux encore croire à un mieux.

 

Monique (21.03.2014)

Rédigé par Lylience

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