Autre point de vue sur l'automne.

Publié le 25 Octobre 2013

L’automne.

 

On a l’habitude de parler de l’automne, de ses senteurs, de ses couleurs, de ses ressentis, de ses bruits vus de l’extérieur. Mais, moi qui suis à l’intérieur une bonne partie de mon temps, je perçois des signes du changement de saison.

 

Les odeurs :

Celle, naturelle de la soupe de légumes du jardin qui cuit sur la gazinière, poireaux, carottes, potirons, choux, oignons, choux-raves, navets, pommes de terre.

Celle, salée du pot au feu qui embaume la cuisine.

Celle, délicieuse des pommes que l’on cuisine en tarte, pâté, compote ou au four.

Celle, particulière des champignons, cèpes et mousserons qui sèchent dans le cellier.

Celle, entêtante de la lavande, cueillie du matin.

Celle, suave du feu de bois, flambée du soir dans la cheminée.

Celle, discrète de la tisane du soir, anis, verveine ou tilleul.

Celle, envahissante de l’eucalyptus en inhalation pour les enrhumés.

 

Les bruits :

Les éternuements des grippés qui toussent ou se mouchent bruyamment.

Les volets qui claquent ou tapent sous les rafales du vent fou.

La pluie qui tombe à grosses gouttes qui crépitent sur les vitres.

La gouttière qui chantonne ou qui déborde.

Le bruissement des feuilles balayées sur la terrasse.

Le piaillement des moineaux qui se rapprochent de la maison.

Le frottement des chaussures sur le paillasson.

Le bruit des radiateurs qui se réchauffent.

 

Les clichés :

La pile de bois qui grandit à côté de la cheminée.

Le puzzle étalé sur la table de la pièce à vivre.

La ribambelle de chaussons se chauffant sous le radiateur.

Les serpillères attendant les semelles terreuses dans l’entrée.

Les raisins muscats remplissant la corbeille à fruits.

Les armoires vidées des habits d’été.

Le soleil bas entrant par la fenêtre.

Les plaids pliés sur l’accoudoir du canapé.

 

Je ne parlerai pas du changement d’heure, des journées plus courtes, de l’humidité ni du sentiment de déprime qui me chatouille.

Je ne parlerai pas des confitures de mûres offertes, des tartes aux cèpes ni des omelettes aux mousserons, cadeaux de la nature.

L’automne est là.

Monique (25.10.203)

Rédigé par Lylience

Publié dans #Ma vie

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