Les oiseaux
Publié le 14 Novembre 2012
Dans la petite maison des graines, c'est l'effervescence !
Dans ma tête, c'est aussi le chamboulement !
Je crée, je raconte, j'écris..
La maison des graines
Elle attire les oiseaux du coin, les racailles et les privilégiés.
Les racailles logent dans la haie artificielle de troènes.
Les bourgeois habitent la haie naturelle d’aubépines et d’églantiers.
Mais tous ont accès sous les sapins, au distributeur de graines.
Dès la pointe du jour, toute la gente ailée se met à piailler, quel raffut !
Ils doivent bien être une cinquantaine, sur l’arbre à moineaux,
A pépier à tue-tête, tous ensembles, au bord de la rue !
Ils expriment leur joie, leur énergie, leur trop plein de vie d’oiseau.
Une journée commence. Le repas les attend dans la maison des graines.
Et c’est un ballet incessant d’oiseaux bleus, verts, gris, marrons, kakis.
Ça s’envole, ça attrape un grain de tournesol, ça repart, ça atterrit.
Tout ce mouvement est bien organisé,orchestré, sans heurt et sans gène.
Tout le monde partage le repas en respectant une certaine hiérarchie.
Dans le monde des mésanges, les charbonnières tiennent la tête,
Elles passent avant les noires, les bleues et les minuscules nonnettes.
Mais, elles craignent le verdier et ses coups de bec, elles se méfient.
Dans le monde des moineaux qui picorent sur le sol, c’est l’affairement.
Les tourterelles, tranquilles se pavanent au milieu de la racaille.
Le rouge-gorge arrive en se gonflant les plumes rouges du poitrail.
Et ce n’est que disputes, envols, poursuites et piaillements.
Dans la maison, les graines diminuent, mais l’agitation continue
Jusqu’au soir, comme dit la chanson : ça s’en va et ça revient.
Le ballet aérien de belle composition ne cesse qu’à la nuit venue
Tout le monde rejoint ses pénates. Enfin le calme jusqu’à demain !

Monique (13.11.2012)