Les voeux ou les non-voeux
Publié le 4 Janvier 2013
Les vœux
Le rituel des vœux de début de l’an m’a toujours interrogé :
Pourquoi souhaiter une bonne année ?
Peut-on l’espérer mauvaise ?
Comment faire une moyenne, pour savoir si elle est formidable ou exécrable ?
Ne suffit-il pas de dire bonjour tous les jours ?
Tant qu’on est vivant, on passe une bonne année.
La vie est une suite de petits bonheurs, parsemés de plus mauvais moments.


A l’an 2001, suite au diagnostic de ma maladie, j’ai détesté la présentation des vœux. Imaginez :
On vous souhaite une bonne santé, alors que vous savez que vous ne l’aurez plus jamais…
On vous espère heureuse, alors que vous souffrez jour après jour…
Maintenant, je suis indifférente :
Je laisse les gens me souhaiter une bonne santé…si ça leur fait plaisir…moi, ça ne me fait pas de mal…
Et pour ne pas faire comme les autres, je présente mes vœux…ou plutôt mes non- vœux en poésie…



Les non-vœux.
Je te présente un non-vœu de pauvreté.
Que ton compte soit bien approvisionné,
Que tu gagnes assez de monnaie,
Tout au long de cette année !
Je t’envoie un non-vœu de solitude.
Que partager devienne une habitude,
Que tes amis soient une multitude,
Pour passer cette année, parfois rude !
Je t’offre un non-vœu de maladie.
Que les maux se fassent tout petits,
Que tu soignes seulement tes envies,
La santé, cette année doit remplir ta vie !
Je te fais un non-vœu de chômage.
Qu’une entreprise locale t’engage,
Que tu sortes enfin de ta cage,
Il faut, cette année, tourner la page !
Je t’écris un non-vœu de tristesse.
Qu’aucun de tes proches ne te blessent,
Que s’éloignent les moments de détresse,
Cette année sera pleine de bonheur et de liesse !

